CONCERT PAR LE QUATUOR À CORDES LEONIS
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Le Quatuor à cordes Leonis - Guillaume Antonini et Sébastien Richaud (violons), Alphonse Dervieux (alto), Julien Decoin (violoncelle) - se produit dans de nombreux festivals et salles de concert tant en France qu’à l’étranger. En résidence à l’Aquarium, il propose un concert en hommage aux musiciens qui ont connu l’exil,volontairement ou non. Deux brunch-concerts devenus “traditionnels“ et appréciés tant par leur qualité musicale que par la sympathie de la formule feront écho aux spectacles joués à 16h.



> jeudi 5 novembre à 20h30

Exils

Igor Stravinsky (1882-1971) : 3 pièces pour quatuor à cordes (1914)

Béla Bartók (1881-1945) : 3ème quatuor à cordes (1927)

Nigel Keay (1955) : quatuor à cordes n°2 (1995)

Alexandre Damnianovitch (1958) : quatuor byzantin (création)

Un concert-lecture autour d’un texte de Ricardo Montserrat sur les migrants de Méditerranée et sur la richesse du mélange des cultures.

Ce texte profondément engagé trouve une résonance dans les musiques de Béla Bartók, Igor Stravinsky, Nigel Keay et Alexandre Damnianovitch, tous compositeurs "exilés" qui se sont installé ou ont fait étape en France.

L’intensité déclamatoire de Jean Bojko, en contrepoint de la profonde interprétation des Leonis provoque une alchimie fascinante entre les mots et la musique.



De nombreux musiciens ont connu l’exil. Ce fut le cas d’Igor Stravinsky et de Béla Bartók qui sont partis vivre et mourir aux Etats-Unis, cherchant à fuir la guerre qui faisait rage en Europe de l’Est et en Russie.

C’est la guerre, toujours, qui pousse le compositeur serbe Alexandre Damnianovitch à quitter la Serbie pour s’installer en France en 1978.
C’est plus simplement le chemin sinueux de la vie qui entraîne le compositeur néo-zélandais Nigel Keay à poser ses valises en France, en Seine-Saint-Denis plus précisément.

Incroyables phénomènes de transhumance artistique, ces exils, forcés ou non, s’enracinent dans l’écriture musicale de manière indélébile.
Souvenir nostalgique, mal du pays, forces nouvelles sont autant de sentiments qui hantent la puissance créatrice d’un artiste déraciné de sa terre natale.

Vous pourrez entendre dans ce programme le deuxième quatuor à cordes d’Alexandre Damnianovitch en création mondiale ainsi que l’exécution du premier quatuor à cordes de Nigel Keay (1995) en présence des compositeurs.

Quatuor à cordes numéro deux de Nigel Keay

Le Quatuor à Cordes numéro deux est en trois mouvements distincts (rapide, lent, rapide). Chaque mouvement développe ses idées librement sur des rythmes syncopés qui évoquent parfois de la musique jazz. Le premier mouvement, plein d’énergie, est agité d’un rythme pressant. Par contraste, le deuxième mouvement, lent et mélodique représente un exemple frappant de l’interaction entre la consonance et la dissonance. Le troisième mouvement se développe comme une danse tumultueuse animée par le premier violon. Les motifs sont répartis entre les quatre instruments, créant un dialogue de l’un à l’autre.

Nigel Keay s’est inspiré de sa propre expérience d’interprète de musique de chambre pour écrire ce quatuor, et notamment de sa connaissance des quatuors de Beethoven. Depuis son écriture en 1995, ce quatuor a été joué en Nouvelle-Zélande par plusieurs formations. Il a également été interprété au cours du 17ème Colloque et Festival de la ligue des compositeurs asiatiques à Bangkok, par l’Ensemble Contemporain Alpha de Tokyo, en France et en Allemagne par le Quatuor Aphanès.

10€ tarif unique

/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com