DRAMATURGIE ALGÉRIENNE, PAROLES D'AUJOURD'HUI
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du mardi 23 au dimanche 28 septembre 2014

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 Dramaturgie algérienne, paroles d’aujourd’hui.


UN SPECTACLE :

du mardi au vendredi 20h30
samedi 16h30 et 20h30
dimanche 15h et 19h

END/IGNÉ de Mustapha Benfodil
mise en scène Kheireddine Lardjam
avec Azeddine Bénamara

 > durée 1h10
télécharger le dossier du spectacle End/igné

Moussa travaille à la morgue de l’hôpital de Balbala. Il occupe son temps à bichonner les morts et à blaguer avec eux du quotidien désespérant imposé à ses congénères… jusqu’à ce qu’on lui amène le cadavre calciné de son meilleur ami : Aziz, bloggeur militant et risque-tout, vient de s’immoler devant ses juges…

Ce texte coup de poing, d’une vitalité et d’une force poético-politique revigorante, a été commandé à l’auteur algérien Musapha Benfodil, qui est autant écrivain que journaliste et empêcheur de tourner en rond de la société algérienne.

Ces représentations seront l’occasion d’une semaine de découverte de la jeune dramaturgie algérienne, conçue par Kheireddine Lardjam, afin de faire entendre une parole indispensable, autant en Algérie qu’ici.


LECTURES + PERFORMANCES + RENCONTRES + MUSIQUE > GRATUIT

Le théâtre algérien a connu, depuis sa création sous la colonisation, une évolution remarquable. Au fil de l’histoire, des troupes sont nées, des œuvres ont été créées pour représenter l’Algérie coloniale, révolutionnaire puis indépendante, pour dire ensuite l’Algérie désenchantée, l’Algérie souffrant du terrorisme et enfin pour montrer l’Algérie contemporaine qui s’efforce de sortir des dogmes, de la censure et du discours « officiel » imposé.

Dans les décombres d’une crise qui souffle sur le pays, des textes nouveaux voient le jour, écrits par des dramaturges qui trouvent leur place dans l’héritage d’auteurs tels que Alloula et Kateb Yacine. Toutefois, ils se démarquent de ceux-ci par une écriture nouvelle. N’affirmant pas explicitement son engagement, cette écriture dénonce pourtant, mais à travers l’usage de l’ironie, du délire chez Mustapha Benfodil ou à travers l’insistance sur des données historiques et sociales comme chez Maïssa Bey.

A la lumière de ces données, la troupe El Ajouad organisera un événement pour faire découvrir le théâtre contemporain algérien, ce qui s’écrit aujourd’hui en Algérie dans le domaine dramatique francophone.
Ainsi seront programmées des rencontres, des performances et des lectures de textes centrées sur des auteurs francophones exerçant leur métier de dramaturge en Algérie.

Des univers distincts qui racontent par l’écriture théâtrale l’Algérie d’aujourd’hui
.

Cet événement a la modeste ambition de faire entendre la dramaturgie algérienne contemporaine au moment même où beaucoup en France pensent que cet art est mort et que le marasme politique et culturel que traverse l’Algérie y a condamné toute créativité.
Les œuvres de quatre auteurs algériens démontreront le contraire. Seront mis en avant :

  • Maissa Bey
  • Mustapha Benfodil
  • Hajar Bali
  • Rands El Kolli

biographies des artistes


 > mardi 23 septembre à 19h (40 mn) :

Performance

L’Anti-Livre de Mustapha Benfodil
récit d’une contre-littérature

L’Anti-Livre est un objet littéraire hybride dans lequel j’explore la thématique du « Pilon », c’est-à-dire la destruction des livres pour toute sorte de raisons. En France, 100 millions de livres sont pilonnés en moyenne chaque année pour 500 millions de livres édités. En Algérie, le sujet est presque tabou. Dans cette opération sournoise, le livre est traité comme un simple déchet papier qui est recyclé avant d’être réinjecté dans l’industrie « papivore ». C’est le cycle biologique des livres.

Comment le marché éditorial agit-il sur le livre ? Qui est-ce qui décide de la vie et de la mort des livres ? Qu’est-ce qu’on garde et qu’est-ce qu’on jette en littérature ? Comment recycle-t-on du littéraire ?
Dans L’Anti-Livre, il est aussi question de la destruction des livres pour eux-mêmes, pour ce qu’ils racontent, dans le but de les faire taire. Ce qu’on appelle communément la censure. Ce que j’appelle « le pilon politique ». La chronique noire des « bibliocaustes », des autodafés et autres entreprises « libricides ».
In fine, cet opus se veut un cri contre la dictature du marché. La dictature tout court…

L’Anti-Livre est une œuvre réalisée dans le cadre de Marseille-Provence 2013/Capitale européenne de la culture, en collaboration avec l’Espace Fernand Pouillon de l’université d’Aix-Marseille.
 

> vendredi 26 septembre à 19h (40 mn) :

Performance

Le monde dort dans une femme arabe
de Kheireddine Lardjam et Estelle Gautier
avec Kheireddine Lardjam

De Tunis à Benghazi, du Caire à Sanaa, les femmes arabes ont participé, bien avant les islamistes, aux "printemps arabes". Aujourd’hui, elles sont les premières menacées par le vent de conservatisme. Plusieurs d’entres elles entament la deuxième phase du combat, pour une révolution culturelle, sociale et sexuelle. Au cœur du combat pour l’avènement de la vraie démocratie, des écrivaines ont choisi le stylo comme dernière arme. Avec curiosité et passion, Kheireddine Lardjam porte les textes et le corps de ces femmes pour nous faire entendre leur cris.

Production : Cie El Ajouad - Coproduction : Les Scènes du Jura, Scène nationale

> samedi 27 /09 à 18h :

lecture des textes de Maissa Bey (40 minutes)
par la
Cie El Ajouad

suivie d’une rencontre (50 minutes)
avec Maissa Bey

Maïssa Bey est née en 1950 à Ksar-el-Boukhari, petit village au sud d’Alger, est professeur de français. Imprégnée de culture française, elle écrit dans cette langue, romans, nouvelles, pièces de théâtre, poèmes et essais. 

Au commencement était la mer... est son premier roman. Elle a publié chez Grasset Nouvelles d’Algérie (1998) (tiré de Cinq romans algériens, Marsa, France, 1998). Elle a reçu le grand prix des libraires algériens pour l’ensemble de son œuvre en 2005.

> samedi 27/09 après le spectacle :

Récital musical (45 minutes)
avec le chanteur Larbi Bestam du groupe El Ferda de Béchar accompagné de son luth

Larbi Bestam est l’un des maîtres de la musique Diwane en Algérie pratiquée à l’origine par les descendants d’esclaves d’Afrique noire... Une évocation , par le chant et la parole, de la vie quotidienne avec ses difficultés.

> dimanche 28 septembre à 16h30 :

Lecture d’extraits de textes (40 minutes)
de Hajar Bali et Randa El Kolli

suivie d’une rencontre avec les autrices (50 minutes)

Née en 1961, Hajar Bali écrit du théâtre, des récits, des poèmes et des nouvelles. En 2000, elle fonde la Cie Chrysalide et met en scène

des adaptations et des parodies de pièces culturelles du patrimoine universel. Elle a été en résidence d’écriture aux Subsistances à Lyon et au Mali ce qui a permis une tournée européenne. Elle a écrit une quinzaine de pièces dont Les aveugles, Le rêve, Les glycines, trois courtes pièces publiées aux éditions Gare-au-Théâtre…

Randa El-Kolli est une jeune autrice et dramaturge. Présidente de la coopérative artistique et culturelle Perséphone, elle collabore au programme de développement artistique noir sur blanc Sétif Lyon Alger. Elle a publié aux éditions Apic : Comme une carpe, une trilogie articulée autour de trois textes : D’où vient le cygne ?, En attendant que le chat miaule ! et Le cri de la girafe. La situation de la femme algérienne constitue l’élément central de ses textes.

> Tous les jours :

Rencontre après spectacle
avec Mustapha Benfodil et/ou l’équipe artistique

Mustapha Benfodil est romancier, dramaturge et reporter au quotidien « El Watan ». Il a publié chez Barzakh des romans : Archéologie du Chaos (amoureux), Les Bavardages du Seul, Zarta ! (prix du meilleur roman algérien), Les six derniers jours de Baghdad. Journal d’un voyage de guerre.
Il est l’auteur d’une quinzaine de pièces dont De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla, Les Borgnes, Clandestinopolis (Ed. L’Avant-scène Théâtre). Maportaliche/écritures sauvages a été censurée par les autorités de l’émirat, jugée subversive et blasphématoire. End/Igné est sa dernière pièce.

/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com