HAYDN
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    Quatuor Leonis
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    Quatuor Leonis

    Quatuor Leonis

Dimanche 13 avril à partir de 12h

LE QUATUOR LEONIS JOUE HAYDN

Guillaume Antonini et Sébastien Richaud, violons / Alphonse Dervieux, alto / Julien Decoin, violoncelle

Sept dernières paroles du Christ en croix
de Joseph Haydn

Récitant : François Rancillac

Brunch-Concert

Formé par de jeunes musiciens diplômés des Conservatoires de Paris et de Lyon, le Quatuor Leonis, court les festivals et les salles de concerts en France et à l’étranger.

Désireux de décloisonner la musique dite « classique », il aime
autant s’aventurer dans les musiques anciennes et contemporaines, le
jazz ou la chanson d’aujourd’hui, que du côté de la danse et du théâtre.
Pour la seconde saison, Leonis pose ses valises à l’Aquarium pour quatre concerts en écho à la programmation, au cours d’un brunch dominical avant la représentation de 16h.



Compositeur autrichien, Haydn forme avec Mozart et Beethoven la première Ecole de Vienne. Son influence sur la musique allemande est considérable, et pas seulement auprès de ses élèves. Il fixe le cadre classique des grands genres comme la symphonie et le quatuor, et pose les bases de ce qui deviendra l’orchestration romantique du XIXème siècle. De même, il transforme le quatuor, jusque là considéré comme une pièce de divertissement, en une œuvre musicale à part entière. Traversé par le mouvement pré-romantique Sturm und Drang, il tend à une certaine expression dramatique dans sa musique.

Que ce soit dans sa version originale pour orchestre (1787) ou quatuor (1788), cette œuvre de Joseph Haydn fait sans aucun doute parti des plus intenses moments de musique qu’il soit donné d’entendre. Beaucoup du mépris dans lequel est tenu ce compositeur tomberait après l’audition intégrale de ce chef-d’œuvre. En outre il existe trois autres instrumentations : une transcription pour piano approuvée par le compositeur, une version oratorio et enfin une pour orchestre à cordes sorte d’extension du quatuor.

« On avait alors l’habitude à la cathédrale de Cadix d’exécuter tous les ans, durant le carême, un oratorio dont l’effet se trouvait singulièrement renforcé par les circonstances que voici. Les murs, fenêtres et piliers de l’église étaient tendus de noir, seule une grande lampe suspendue au centre rompait cette sainte obscurité. À midi on fermait les portes, et alors commençait la musique. Après un prélude approprié, l’évêque montait en chaire, prononçait une des sept paroles et la commentait. Après quoi il descendait de la chaire et se prosternait devant l’autel. Cet intervalle de temps était rempli par la musique ». Dans cette œuvre, comme dans les grandes messes, Haydn se révèle un croyant dans la paix et l’allégresse de l’âme : « Dieu m’a doté d’un cœur joyeux, il ne m’en voudra donc pas de l’avoir chanté joyeusement. »

C’est pour cette circonstance particulière qu’Haydn compose en 1785 la version originale, pour orchestre et sans voix, des Sept dernières Paroles de notre Seigneur sur la Croix. Faire se succéder sept adagio sans lasser l’auditeur n’était, de l’aveu même du compositeur, pas une tâche des plus faciles ! Il parvient cependant avec une maîtrise confondante, par un dosage savant des tonalités, des thèmes et des rythmes, à éviter toute uniformité et à maintenir intérêt et contrastes, jusqu’au Terremoto (tremblement de terre qui suit la mort du Christ) du final, exutoire de la tension accumulée.


/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com