L'ASSOCIATION BEAUMARCHAIS / SACD
  • JPEG - 409.1 ko
    JPEG - 409.1 ko

Hôte du lundi en coulisse du 10 mars de 14h à 18h :

L’association Beaumarchais/SACD favorise l’émergeance de nouveaux auteurs en leur accordant des bourses d’aide à l’écriture, soutient la diversité des écritures, contribue au rayonnement des œuvres et provoque la rencontre avec le public.



C’EST L’HEURE LES ENFANTS
de Benjamin Taïeb
(éd. Écritures Théâtrales Grand Sud Ouest)

Un appartement dans un vieil HLM, une seule pièce visible : le salon. Il y a André, le père, fan de Bernard Hinault, qui se pose comme le gardien de la mémoire et le détenteur du savoir. Ses fils, Simon et Jacky, entretiennent avec lui une relation dissymétrique : Simon subit la violence paternelle et se laisse doucement disparaître, ne mangeant plus, ne dormant plus ; Jacky reproduit le modèle familial : dur, cassant, cynique, il s’affirme comme le digne descendant de son père. Louise, seconde femme d’André, se tient debout, au coin, en habit de cycliste ; elle obéit aux ordres incongrus de son mari sans sourciller. Personnage truculent, Harold, frère aîné d’André, s’incruste comme s’il était chez lui. Puis Henriette fera son apparition, jeune conquête d’Harold et dont les mots apaisants clôtureront ce triptyque, initialement ouvert par la plainte inarticulée d’un bébé.

Dans ce huis clos familial, les personnages donnent au spectateur l’illusion d’une échappatoire, dans une dramaturgie où le grotesque, entre absurde et réalisme, bascule pourtant et irrémédiablement dans le tragique.

L’auteur :

Benjamin Taïeb, 35 ans, juriste de formation, il a demandé son omission du Barreau de Paris le jour où il a voulu poursuivre au bureau sa lecture d’Anna Karénine. Il apprend le métier d’éditeur à L’Amourier et écrit depuis quelques années, essentiellement du théâtre. C’est en lisant Le retour d’Harold Pinter qu’il décide d’écrire sa première pièce. Plusieurs textes vont suivre, dont un court roman : Journal d’un foetus à paraître ce mois-ci aux éditions Lunatique.
C’est l’heure les enfants a obtenu l’aide à l’écriture Beaumarchais-SACD juillet 2012. C’est le dernier volet de sa tragi-comédie familiale, trilogie parue aux Écritures Théâtrales Grand Sud Ouest.



NORD
de Virginie Barreteau
(éd. Quartett)

Le père est dans la cave à Pert. Pendant ce temps passent les outardes. Pendant ce temps la mère dépèce un animal à chair dure, dans un coin de la pièce. On est dans le grand nord. Entre la glace et la bouillasse de la fonte. Il fait humide et froid. Il faut se battre pour le moindre achat. Le frère et la soeur se chamaillent parce que la sœur avec ses gros seins peut obtenir ce qu’elle veut au magasin de Torp. Mais Torp est marié à Sils. Et aujourd’hui justement Sils a disparu…

L’auteur :

Virginie Barreteau
est autrice, metteure en scène et comédienne. Formée au Conservatoire national de région de Bordeaux puis à l’Atelier Volant au Théâtre national de Toulouse, elle joue sous la direction de Jacques Nichet, Jérôme Hankins, Richard Mitou… Elle travaille régulièrement en tant que comédienne et/ou assistante à la mise en scène avec la Cie Tire pas la Nappe (Marion Aubert/ Marion Guerrero).
Éditée chez Quartett, elle a écrit une dizaine de pièces dont La Centrale, Hinterland, Plage, Nord
Elle a créé Machine (Éd. Quartett 2012) au Glob Théâtre à Bordeaux en 2012, et prépare pour la saison 2014/15 la création de Nord (2014).
Elle assiste et dirige Scali Delpeyrat dans Scènes de la vie d’acteur de Denis Podalydès (création au Théâtre du Rond Point en 2013). Récemment, elle écrit Les Oubliés, une commande d’Hervé Dartiguelongue, création à la Comédie de Valence en janvier 2014.



MADAME PLACARD À L’HÔPITAL
de Luc Tartar

Dans le local à poubelles d’un hôpital, madame Placard, femme de ménage, découvre un enfant-poubelle, enfant des rues, qui partage avec elle le fait d’être insensible à la douleur.
Madame Placard poursuit l’enfant dans les couloirs de l’hôpital mais la voilà qui perd son chemin. La nuit, l’hôpital est un monde étrange, un dédale de couloirs aux portes secrètes, derrière lesquelles on rencontre des phénomènes : la femme-corset, l’homme malade comme un chien, le greffon. A tous, Madame Placard demande son chemin, raconte un peu son histoire.
C’est dans la chambre stérile, au chevet de l’enfant-bulle, que Madame Placard retrouve l’enfant-poubelle...

L’auteur :

Luc Tartar, auteur dramatique, romancier, comédien a été boursier à plusieurs reprises du Ministère de la Culture, du Centre National du Livre et de la région Île-de-France.
Il a écrit deux romans, Le marteau d’Alfred, et Sauvez Régine, parus aux éditions de l’Amandier, ainsi qu’une vingtaine de pièces de théâtre, pour la plupart parues aux Éditions Lansman, sauf Zéro aux Éditions Domens et La dame blanche aux Éditions Théâtrales (in Embouteillage ).
Il a été auteur associé au Théâtre d’Arras de 1996 à 2006, pour lequel il a notamment écrit Les Arabes à Poitiers, Lucie ou le fin mot de l’histoire, Terres arables, Papa Alzheimer, Parti chercher, En voiture Simone, Mademoiselle J’affabule et les chasseurs de rêve
S’embrasent, créé en octobre 2009 à Montréal par le Théâtre Bluff, dans une mise en scène d’Éric Jean, entame cette saison sa quatrième tournée française.
Les yeux d’Anna, Prix de l’Inédithéâtre 2010 a été créé en France par Yamina Hachemi et le Théâtre Temps. En découdre a été créé par Éric Jean au Théâtre de Quat’sous à Montréal et Roulez jeunesse ! par Marie Normand à Epinal (Scènes Vosges).
En 2013, Luc Tartar a écrit Ayam (projet « Partir en écriture », Théâtre de la Tête Noire de Saran – voyage au Mexique sur les traces des Mayas), ainsi que Mutin ! pièce sur les fusillés de la Grande Guerre. Création en février 2014 par la compagnie L’art mobile, mise en scène de Gil Bourasseau.
Luc Tartar est traduit en espagnol, anglais, roumain, polonais et persan. Los ojos de Ana (Les yeux d’Anna) et Abrasados (S’embrasent) sont actuellement jouées à Mexico.




/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com