L'AQUARIUM FAIT SON CINÉMA
  • JPEG - 153.6 ko
    Federico Fellini
    Federico Fellini
    JPEG - 153.6 ko
    Federico Fellini
    Federico Fellini

    Federico Fellini

  • JPEG - 67.1 ko
    03.
    Répétition d’orchestre de Federico Fellini
    JPEG - 67.1 ko
    03.
    Répétition d’orchestre de Federico Fellini

    Répétition d’orchestre de Federico Fellini


Pour chaque spectacle programmé à l’Aquarium, le Cinéma d’art et essai Le Vincennes vous propose une séance spéciale de son Ciné-club du lundi soir : un film en résonance directe avec le spectacle du moment. L’excellente Laura Kœppel, spécialiste de cinéma, invite à la discussion avec le metteur en scène du spectacle, à l’issue de la projection.

Tarifs réduits pour nos spectateurs respectifs dans l’un et l’autre lieu !

Consultez le site : Cinéma d’Art et d’essai Le Vincennes



lundi 17 janvier à 20h30


Répétition d’orchestre de Federico Fellini (1978, 1h37)

film italiano-allemand

avec Balduin Baas, Clara Colosimo...

Journalistes attentifs, acoustique ideale, musiciens hors-pair, l’atmosphere est recueillie pour cette fameuse repetition. Apparait le chef d’orchestre qui par ses exigences et injonctions provoque la révolte des musiciens.



En 1978, pour se venger d’un affront fait par des musiciens, Fellini tourne Prova d’orchestra. En 1995, l’Opéra du Rhin monte « Six Scènes musicales de fin de siècle », histoire de nous prouver que le corporatisme agaçant n’a pas quitté les fosses.

En 1975, dans les studios de Cinecitta, Federico Fellini assiste avec Nino Rota à l’enregistrement de la bande-son de son film Casanova. Soudain, le jeune chef d’orchestre Lucas Pfaff est interrompu par les gesticulations d’un percussionniste. La simple présence d’une équipe de télévision réalisant un reportage sur le cinéaste déclenche l’ire des instrumentistes, qui, pour continuer à jouer, exigent la moitié d’un cachet supplémentaire. Le producteur refusant de payer, la séance de travail est interrompue dans un tollé. Fellini vitupère « cette race de mercenaires ». 

La mésaventure lui inspirera, en 1978, Prova d’orchestra (Répétition d’orchestre), un film télé de soixante-dix minutes mêlant, dans un chaos indescriptible, les mesquineries des musiciens, leurs revendications syndicales, leur rejet du maestro tyran - qu’il remplace par un métronome - la mort d’une harpiste écrasée par une énorme sphère, avant que l’autoritarisme du chef, revenu entre-temps, ne finisse par triompher. Fellini, qui se méfiait de la musique « par peur d’être envahi et conditionné », avouait que « cette opération de mise en ordre du désordre » provoquait en lui « une grande émotion ». Ses détracteurs dénoncèrent le caractère réactionnaire, voire fascisant, du propos, tandis que son auteur, se défendant de toute intention politique et sociologique, s’évertuait à parler d’ « apologue éthique » ou « de documentaire lyrique ». Courageusement soutenu par le président Pertini (« Ce film n’est ni progressiste ni réactionnaire, il est vrai »), Prova d’orchestra devint l’expression « de l’angoisse et du désespoir d’un Italien d’aujourd’hui vivant dans son pays ».


L’express (

+ tout l’article

/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com