L'AQUARIUM FAIT SON CINÉMA
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    Mylène Demongeot et Yves Montand dans Les Sorcières de Salem
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    Mylène Demongeot et Yves Montand dans Les Sorcières de Salem
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    Simone Signoret Yves Montand et Mylène Demongeot dans Les Sorcières de Salem
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    Simone Signoret Yves Montand et Mylène Demongeot dans Les Sorcières de Salem


Pour chaque spectacle programmé à l’Aquarium, le Cinéma d’art et essai Le Vincennes vous propose une séance spéciale de son Ciné-club du lundi soir : un film en résonance directe avec le spectacle du moment. L’excellente Laura Kœppel, spécialiste de cinéma, invite à la discussion avec le metteur en scène du spectacle, à l’issue de la projection.

Tarifs réduits pour nos spectateurs respectifs dans l’un et l’autre lieu !

Consultez le site : Cinéma d’Art et d’essai Le Vincennes



lundi 19 novembre à 20h30


LES SORCIÈRES DE SALEM de Raymond Rouleau (1957),
film franco-allemend (2h25)

avec Simone Signoret, Yves Montand, Mylène Demongeot, Elisabeth Proctor, Abigail Williams

Au XVIIe siècle, dans le petit village de Salem dans le Massachusetts, la servante Abigail Williams se livre à la sorcellerie pour se venger de sa maîtresse Elisabeth Proctor, qui l’a renvoyée à cause de la relation adultérine qu’elle avait avec son époux. Arrêtée, elle prétend être une victime et la cour de justice formée à cette occasion va alors envoyer à la potence toutes les personnes dénoncées comme sorcières.


Le film, sorti en 1957, est adapté de la célèbre pièce d’Arthur Miller, Les Sorcières de Salem (1953). L’action se déroule dans une petite bourgade du Mississippi, à la fin du XVIème siècle. L’auteur dénonce le fanatisme religieux et politique. L’histoire est inspirée de faits authentiques. Après avoir proposé une adaptation théâtrale réussie, jouée au théâtre Sarah-Bernard pendant deux ans, Raymond Rouleau décide de la porter à l’écran. Deux changements majeurs : l’adaptation de Marcel Aymé pour le théâtre laisse la place à celle de Jean-Paul Sartre qui écrit scénario et dialogues du film. La nouvelle recrue, Mylène Demongeot, est une révélation, et l’Académie du Cinéma lui remet l’étoile de cristal pour le Grand prix de l’interprétation française féminine.

La presse de l’époque dénonce un certain intellectualisme qui tient le spectateur à distance, indifférent au sort de personnages auxquels il ne peut s’attacher ; mais elle reste unanime au sujet des comédiens, talentueux, et de la photographie, majestueuse, signée Claude Renoir. André Bazin saluera l’audace du film qu’il estime être l’un « des plus « sérieux » de la production mondiale d’après-guerre ; des plus audacieux aussi.

/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com