LA PUTAIN DE L'OHIO
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    Catherine Vinatier et Laurent Gutmann, en répétition
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    Catherine Vinatier et Laurent Gutmann, en répétition

    Catherine Vinatier et Laurent Gutmann, en répétition

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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy, en répétition
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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy, en répétition

    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy, en répétition

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    Christine Vinatier et Eric Petitjean dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois
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    Christine Vinatier et Eric Petitjean dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

    Christine Vinatier et Eric Petitjean dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

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    Eric Petitjean dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois
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    Eric Petitjean dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

    Eric Petitjean dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois
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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois
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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois
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    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

    Eric Petitjean et Guillaume Geoffroy dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

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    Christine Vinatier dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois
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    Christine Vinatier dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

    Christine Vinatier dans La putain de l’Ohio © Pierre Grosbois

création française
8 > 30 novembre
du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h
14€ à 2, c’est mieux soit 28€

d’Hanokh Levin

traduction Laurence Sendrowicz - Ed. Théâtrales, Théâtre Choisi V, comédies crues

mise en scène Laurent Gutmann

costumes Axel Aust, lumière Yann Loric, maquillage et perruques Catherine Saint Sever, régie générale Armelle Lopez. Direction de production, diffusion Emmanuel Magis/ANAHI

avec Guillaume Geoffroy, Éric Petitjean et Catherine Vinatier

Pour fêter ses soixante-dix bougies, un homme décide de s’offrir les services d’une prostituée. Mais comment se payer une pute sans débourser un shekel ? Dilemme : comment se dépenser sans dépenser ?… Surtout que la dame abordée s’avère insensible à la pitié et ne fait ni remise ni crédit. Le drame, c’est qu’une fois la passe payée (plein pot !), le machin du monsieur demeure d’une mollesse désespérante !... L’horreur, c’est que la dame refuse tout net de rembourser le client inopérant ! Et que c’est le fils du vieux qui finira par se taper la prostituée payée par son propre père ! La honte, c’est que ce morveux déclare son géniteur périmé et exige son héritage ! Le pire, c’est que le vieux n’a aucune envie de céder la place, trop occupé qu’il est à rêver à la Putain de l’Ohio, vous savez ? Cette prostituée si riche qu’elle ne fait même plus payer ses clients…

Avis aux oreilles chastes : mieux vaut passer son chemin ! Car Levin, génial dramaturge israélien, n’y va pas avec le dos de la cuiller : ici, le sexe est cru et se consomme froid. Mais c’est pour mieux pourfendre cette irréductible prétention humaine à vouloir le bonheur sans en prendre le risque, à réclamer la jouissance tout en se préservant, à exiger l’absolu en oubliant que nous sommes mortels. Et à préférer du coup rêver sa vie plutôt que de la vivre… Minables et sordides, ses personnages sont surtout d’une humanité désarçonnante, et la lucidité de Levin d’une infinie tendresse. Et son rire impitoyable, un exercice de liberté.

Laurent Gutmann a été formé auprès d’Antoine Vitez, à l’École de Chaillot. Il crée sa première compagnie en 1994, et met en scène nombre d’auteurs essentiellement contemporains. Il a dirigé le Centre Dramatique National de Thionville-Lorraine de 2004 à 2009. Avec sa nouvelle compagnie, « La dissipation des brumes matinales », il poursuit son chemin de metteur en scène, agrémenté des plaisirs de la plume et de la caméra.

production Cie « La dissipation des brumes matinales », avec le soutien de la DGCA‐Ministère de la culture et de la communication, du Fonds d’Insertion pour Jeunes Comédiens de l’ESAD - PSPBB. Direction de production et diffusion Emmanuel Magis/ANAHI emmanuel.magis@gmail.com




LA PRESSE ENTHOUSIASTE

C’est le fruit d’une folle pensée dialectique, au fil d’un dialogue à la verdeur, pour le coup, littéralement jouissif. Gutmann joue le jeu franchement, à fond la caisse dans l’économie d’une scénographie drastique… Le luxe réside dans l’interprétation, d’une audace constamment maîtrisée, d’une élégance exemplaire dans les postures les plus osées. Ça vous donne un trio tragicomique sorti de derrière les fagots. C’est sacrément gonflé sans un poil de vulgarité. Simplement de l’Humanité palpitante, du bel et bon excès de la chute des corps et l’envol des rêves, au sein d’une histoire à coucher dehors, dans laquelle l’argent tient le haut du pavé et assure hardiment son rôle d’équivalent général du sexe et de la mort.
 
Jean-Pierre Léonardini - L’Humanité

 
Éric Petitjean est un énergique et truculent vieillard qui devient aussi poignant qu’un héros de Beckett. Guillaume Geoffroy joue le fils à papa, suffisamment antipathique pour être reconnaissable et Catherine Vinatier est une putain femme-enfant rêvée.
La mise en scène de Laurent Gutmann, éloquente et dépouillée à la fois, est effrayante de réalisme.
Soyons reconnaissants à Laurence Sendrowicz d’avoir traduit cette pièce de Hanokh Lévin, un auteur qui ne mâche pas ses mots pour faire dire aux hommes ce qu’ils pensent tout bas.
« La putain de l’Ohio » est un spectacle aussi impressionnant qu’un film légendaire sur grand écran.
 
Evelyne Trân – Le Monde

 
Une mise en scène de Laurent Gutmann, du (très) grand théâtre.
Des dialogues les plus délirants qui soient. Hanokh Levin ne prend pas de gants pour dénoncer un monde considéré comme un marché permanent où les valeurs sont ratiboisées, annihilées, explosées, enterrées.
Ici, même une esquisse de masturbation par une loque humaine est émouvante.
Les trois acteurs signent une performance à la mesure du défi que représente cette pièce. On accordera la palme à Éric Petitjean, petit vieux qui voit sa vie s’effilocher comme le bout de chair flageolant qu’il a entre les jambes.
Toute la force de la « Putain de l’Ohio » tient dans cette relation à trois (la putain, son client, son fils).
 
Jack Dion –Rideaux ! Marianne.net

Putain de pièce ! 
La prestation d’Éric Petitjean dans le rôle du vieux mendiant qui pense tout haut est absolument sensationnelle. 
Le goût de l’auteur pour les métaphores cocasses, et cette langue à la fois radicalement transgressive et totalement maîtrisée se déploie pendant une heure trente pour la plus grande joie des spectateurs. Les rapports père‑fils n’échappent pas à cette lucidité implacable. 
Dans sa mise en scène, Laurent Gutmann fait preuve d’une grande économie de moyens, comme pour s’effacer devant la précision de l’écriture et le talent de ses trois comédiens.
Les comédiens osent beaucoup, et servent magnifiquement la pièce.
Certaines scènes, bien éclairées par Yann Loric aux lumières, sont particulièrement réussies.
 
Fabrice Chêne – Les Trois Coups
Le 12 novembre 2012
 
Cette comédie extrêmement drôle repose sur le trio du vaudeville puisés dans la marginalité, le degré zéro de l’humanité.
L’illustration de l’affiche réalisée par Pascal Colrat est à cet égard particulièrement explicite.
Laurent Gutmann relève ce défi théâtral dans une scénographie minimaliste qui illustre la symbiose réussie du rêve et de la réalité. Trois immenses panneaux publicitaires proposent l’échappatoire merveilleuse avec un slogan "Just a dream ?".
Catherine Vinatier campe avec nonchalance la fleur de bitume fatiguée qui brûle ses dernières cartouches et Guillaume Geoffroy se livre à une belle composition. Éric Petitjean, sublime, qui livre une prestation qui va bien au-delà de la performance d’acteur.

MM - Froggy Delight

(extraits-nov 2012)

/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com