création française
8 > 30 novembre
du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h
14€ à 2, c’est mieux soit 28€
d’Hanokh Levin
traduction Laurence Sendrowicz - Ed. Théâtrales, Théâtre Choisi V, comédies crues
mise en scène Laurent Gutmann
costumes Axel Aust, lumière Yann Loric, maquillage et perruques Catherine Saint Sever, régie générale Armelle Lopez. Direction de production, diffusion Emmanuel Magis/ANAHI
avec Guillaume Geoffroy, Éric Petitjean et Catherine Vinatier
Pour fêter ses soixante-dix bougies, un homme décide de s’offrir les services d’une prostituée. Mais comment se payer une pute sans débourser un shekel ? Dilemme : comment se dépenser sans dépenser ?… Surtout que la dame abordée s’avère insensible à la pitié et ne fait ni remise ni crédit. Le drame, c’est qu’une fois la passe payée (plein pot !), le machin du monsieur demeure d’une mollesse désespérante !... L’horreur, c’est que la dame refuse tout net de rembourser le client inopérant ! Et que c’est le fils du vieux qui finira par se taper la prostituée payée par son propre père ! La honte, c’est que ce morveux déclare son géniteur périmé et exige son héritage ! Le pire, c’est que le vieux n’a aucune envie de céder la place, trop occupé qu’il est à rêver à la Putain de l’Ohio, vous savez ? Cette prostituée si riche qu’elle ne fait même plus payer ses clients…
Avis aux oreilles chastes : mieux vaut passer son chemin ! Car Levin, génial dramaturge israélien, n’y va pas avec le dos de la cuiller : ici, le sexe est cru et se consomme froid. Mais c’est pour mieux pourfendre cette irréductible prétention humaine à vouloir le bonheur sans en prendre le risque, à réclamer la jouissance tout en se préservant, à exiger l’absolu en oubliant que nous sommes mortels. Et à préférer du coup rêver sa vie plutôt que de la vivre… Minables et sordides, ses personnages sont surtout d’une humanité désarçonnante, et la lucidité de Levin d’une infinie tendresse. Et son rire impitoyable, un exercice de liberté.
Laurent Gutmann a été formé auprès d’Antoine Vitez, à l’École de Chaillot. Il crée sa première compagnie en 1994, et met en scène nombre d’auteurs essentiellement contemporains. Il a dirigé le Centre Dramatique National de Thionville-Lorraine de 2004 à 2009. Avec sa nouvelle compagnie, « La dissipation des brumes matinales », il poursuit son chemin de metteur en scène, agrémenté des plaisirs de la plume et de la caméra.
production Cie « La dissipation des brumes matinales », avec le soutien de la DGCA‐Ministère de la culture et de la communication, du Fonds d’Insertion pour Jeunes Comédiens de l’ESAD - PSPBB. Direction de production et diffusion Emmanuel Magis/ANAHI emmanuel.magis@gmail.com























