VICTOR F.
  • JPEG - 196.8 ko
    Victor F. © Pierre Grosbois
    JPEG - 196.8 ko
    Victor F. © Pierre Grosbois

    Victor F. © Pierre Grosbois

  • JPEG - 339.6 ko
    Victor F. © Pierre Grosbois
    JPEG - 339.6 ko
    Victor F. © Pierre Grosbois

    Victor F. © Pierre Grosbois

  • JPEG - 3.7 Mo
    Victor F. © Pierre Grosbois
    JPEG - 3.7 Mo
    Victor F. © Pierre Grosbois

    Victor F. © Pierre Grosbois

  • JPEG - 3.9 Mo
    Victor F. © Pierre Grosbois
    JPEG - 3.9 Mo
    Victor F. © Pierre Grosbois

    Victor F. © Pierre Grosbois

du 5 au 24 janvier 2016 / création
du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h

d’après le roman Frankenstein de Mary Shelley

texte et mise en scène Laurent Gutmann

scénographie Alexandre de Dardel, costumes Axel Aust, lumière Yann Loric,
son Estelle Gotteland

avec Éric Petitjean, Cassandre Vittu de Kerraoul, Luc Schiltz et Serge Wolf



Épopée scientifique entre quête d’absolu et fuite de soi.

Le savant Victor F. a réussi l’impensable, défiant Dieu et la mort : créer ex nihilo un être humain vivant ! Mais face à son étrange créature, l’homme de science dénie toute paternité et s’enfuit ! « L’enfant » abandonné, rejeté de toute part, malgré sa quête éperdue d’amour, se fera peu à peu « monstre »... Mais qui est le vrai monstre ? Celui qui l’a engendré ou celui qui commet les crimes ? À vous de juger !

La confrontation d’un homme de science à son humanité.

Écrit par une jeune femme de 20 ans, le roman Frankenstein est devenu aussitôt un immense succès et ses nombreuses adaptations au cinéma ont contribué à forger un mythe assez éloigné du projet original. Car Mary Shelley a d’abord écrit un roman d’apprentissage : l’enfance paradisiaque de Victor est soudain fracassée par la disparition des êtres chers. Derrière l’obsession démiurgique de créer la vie à partir de cadavres, il y a sans doute celle de redonner vie aux morts… et de s’égaler au Créateur : héritier des Lumières, le docteur Frankenstein croit que la science peut et doit libérer l’homme du tragique de la mort. Difficile de ne pas penser aux débats actuels sur la manipulation du vivant et les divers « transhumanismes » qui prétendent mettre le rêve de Frankenstein à portée de main. Pour le meilleur ou pour le pire ?



La presse en parle !

Le parti pris d’actualisation est mené de main de maître. (...) la réalisation est constamment auréolée d’humour dans le jeu, ce qui permet de penser en s’amusant. Parole, ce n’est pas tous les jours que l’intelligence et l’esprit de finesse sont ainsi mis à contribution. On souhaite une longue vie théâtrale à ce monstre en mal d’amour, qui semble une effrayante marionnette consumériste de supermarché.

L’Humanité


Alliant grotesque et profondeur, le spectacle de Laurent Gutmann nous gagne immédiatement à la cause de son univers. Virtuosité des comédiens, brio de la scénographie, finesse du texte et de la mise en scène : pas une fausse note ne vient contrarier cette grande réussite.

La Terrasse

lire la revue de presse



Laurent Gutmann, metteur en scène d’auteurs essentiellement contemporains, est actuellement artiste associé du Granit - scène nationale de Belfort. Il a dirigé le Centre Dramatique National de Thionville-Lorraine de 2004 à 2009. Dernièrement, il a mis en scène Le prince d’après Machiavel, Pornographie de Simon Stephens puis Nouvelles Vagues de Ronan Cheneau (spectacle de sortie de l’ESAD) joué au Théâtre de la Colline. En 2012, il a présenté au Théâtre de l’Aquarium La putain de l’Ohio de Hanokh Levin. La même année, il a écrit et mis en scène Le Petit Poucet ou du bienfait des balades en forêt dans l’éducation des enfants et dernièrement Zohar ou la carte mémoire, deux spectacles jeune public.

Mary Shelley (Londres 1797-1851), fille de l’écrivain politique William Godwin, épouse du poète engagé Percy Shelley, écrira nombre de romans, de nouvelles et de récits de voyage. Elle racontera que lors d’un été pluvieux au bord du Lac Léman, en 1818, leur ami Lord Byron proposa à chacun des invités d’imaginer une histoire de fantôme. C’est ainsi que commença l’écriture de son premier roman Frankenstein, inspirée par un de ses cauchemars… :

Alors qu’elle passait l’été en compagnie de quelques amis : le poète Lord Byron et sa compagne Claire Clairmont ainsi que l’écrivain John Polidori, près du Lac Léman, une discussion s’amorça, un soir d’orage, sur les expériences du poète et naturaliste Erasmus Darwin, dont on disait qu’il avait réussi à faire revivre de la matière morte et du galvanisme (stimulation des muscles par électricité). Byron lança une idée : « écrivons chacun une histoire de fantôme ». C’est ainsi que Polidori écrivit sa nouvelle Le Vampire précurseur de Dracula de Bram Stocker et que Mary commencera l’écriture de son premier roman Frankenstein ou le Prométhée moderne inspirée par un des ses cauchemars. Elle avait à peine 18 ans !



production > La Dissipation des brumes matinales. Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Le Granit, Scène nationale de Belfort. Avec le soutien de la DGCA-Ministère de la culture et de la communication (en cours)

Création en octobre 2015 au Granit, Scène nationale de Belfort



/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com