BEETHOVEN-ROSSINI-MOZART
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    Quatuor Leonis © DR
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4 brunch-concerts du QUATUOR à CORDES LEONIS

Pour cette troisième saison de concerts au théâtre de l’Aquarium, le Quatuor Leonis vous propose un répertoire musical inédit, entièrement inspiré par la programmation théâtrale de François Rancillac.
La diversité des pièces de théâtre, tant par leur contenu que par leur origine, propose une matrice excitante pour la composition d’une saison de musique. Ainsi, vous voyagerez entre la Scandinavie, l’Italie, la France en découvrant la transposition musicale de thèmes comme l’exil, l’attente, l’amour…
Cette saison sera marquée par un événement exceptionnel : la création mondiale au mois de mars du deuxième quatuor d’Alexandre Damnianovitch, compositeur serbe exilé en France, œuvre spécialement réalisée pour le Quatuor Leonis.

Alors, à dimanche !

Rendez-vous pour le concert à 12h, suivi d’un brunch à 13h puis du spectacle de théâtre à 16h.

> Les dimanches 9 novembre / 18 janvier / 22 mars / 12 avril à 12h

> À noter : jeudi 14 mai à 18h, le quatuor à cordes Leonis accompagnera la lecture de Les années d’Annie Ernaux par Ariane Ascaride : 60 ans de souvenirs en mots et en musiques...

en savoir plus sur le Quatuor Leonis en résidence à l’Aquarium



dimanche 12 avril 2015 : Concert de clôture de la saison musicale

Un concert en résonance avec le spectacle Tu oublieras aussi Henriette, écrit et mis en scène par la Revue Éclair, artiste associé de l’Aquarium

Ludwig von Beethoven (1770-1827) : quatuor à cordes opus 18 n°6 en Si Bémol Majeur (1800)

Gioachino Rossini (1792-1868) : sonate pour quatre instruments N°3 en Do Majeur

Wolfgang Amadeus Mozart
(1756-1791) : quintette à deux altos K.516 en sol mineur (1787)

Quand Casanova rencontre Mozart…

"Parmi les 10 000 pages disparates des papiers de Giacomo Casanova conservés jadis au château de Dux et aujourd’hui aux archives nationales à Prague, il y a deux feuillets de vers, des variantes de la scène du quintette de l’acte 2 de Don Giovanni, le moment où Leporello, déguisé en son maître, est démasqué par les autres qui veulent lui faire un sort, et qu’il tente de se justifier. L’un de ces feuillets est même titré Don Giovanni."

Le 16 mai 1787, Mozart vient tout juste d’achever son quintette à deux altos en sol mineur, K516. Il crée à Prague, quelques mois plus tard, son opéra Don Giovanni. Tourmenté, obsédant, le quintette en sol mineur passe progressivement de l’ombre à la lumière, tel Don Juan s’enfonçant peu à peu dans les ténèbres et cherchant encore l’espoir de la rédemption.
Cette conversation intérieure d’un Mozart au soir de sa vie (il meurt en 1791) s’illustre dans les couleurs profondes du quatuor à cordes enrichi d’un deuxième alto qui devient, en quelque sorte, le compagnon de ses pensées les plus intimes.

Chez Rossini qui voit le jour un an après la mort de Mozart, c’est l’Italie toute entière qui exhale ses parfums chatoyants. On retrouve dans ses sonates pour quatuor à cordes le langage volubile et l’esprit hâbleur d’un personnage tel que Casanova, musicien également puisqu’il jouait du violon. Comme une nouvelle provocation, le compositeur n’hésite pas à renvoyer l’alto si cher à Mozart au vestiaire pour laisser la place à un instrument peu employé dans la musique de chambre de cette époque : la contrebasse.

Ce programme sera composé également du quatuor opus 18 n°6 de Ludwig Von Beethoven qui, par son panache héroïque juxtaposé à l’extrême solitude de sa Malinconía, semble parachever l’esquisse d’un portrait musical du plus grand des séducteurs.

/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com