L'AQUARIUM / PROJET DE F. RANCILLAC
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    Francois Rancillac, directeur du Théâtre de l’Aquarium © DR
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    Francois Rancillac, directeur du Théâtre de l’Aquarium © DR

    Francois Rancillac, directeur du Théâtre de l’Aquarium © DR

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    Aurélie
    Aurélie Van Den Daele, artiste associée
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    Aurélie
    Aurélie Van Den Daele, artiste associée

    Aurélie Van Den Daele, artiste associée

SAISON 17/18 : ACTIONS !

DES MOTS POUR AGIR

Ces longs mois d’élections ont été et restent pour le moins déroutants. Rien de vraiment neuf, me direz-vous, sous le soleil de la politique française – mais c’est peut-être là le pire : que cela devienne « normal ». Qu’on puisse s’y habituer. S’y résoudre. Certes, il y a eu cette fois des rebondissements à gogo, mais c’était souvent pour passer du ridicule au grotesque, du pitoyable au scandaleux. Ce très mauvais théâtre, où la parole ne coûte décidément pas cher, où la communication est reine et le mensonge est roi, où les véreux crient à la vertu, où les nantis se jurent être « anti-système », n’a fait que dégrader un peu plus l’espérance démocratique chez nombre de nos concitoyens. Le taux record de l’abstention en est la preuve redoutable. Car cela ne profite qu’au pire : au sentiment définitif d’impuissance et d’abandon (puisque « tous pourris ») ; au fantasme d’une toute-puissance autoritaire qui réglerait enfin la « crise » sur le dos de quelques boucs-émissaires coupables de ne pas coller à la soi-disante « identité française »…

Du « storytelling » aux « fake news », la communication règne en maître sur les médias et les « cerveaux disponibles » pour faire passer comme évidences indiscutables et rassurantes ce qui n’est bien sûr que partis-pris idéologiques - pour couper court, à force de slogans et de formules simplistes, à la réflexion, au débat, sinon à la contestation. Du coup, les mots se vident de leur épaisseur, les problèmes de leur contexte, les discours sont lénifiants et plus grand monde (qui est toujours moins bête qu’on voudrait le croire) ne fait plus confiance à la parole politique. Et donc à la possibilité même de réfléchir, d’imaginer ensemble d’autres possibles pour nos sociétés…

Comment faire du désarroi qui est le nôtre une force et non un renoncement ? Comment faire de nos fragilités des leviers pour (re)questionner le « réel » dans toute sa complexité ? Pour passer de « juste des mots » à des mots justes, qui permettent d’ouvrir des brèches, de co-construire des alternatives et de passer à l’acte ? Le théâtre est par essence le lieu de la relation entre des êtres pris dans les jeux des contradictions et du désir (de quelqu’un comme d’autre chose). C’est le lieu de la question agissante, de la parole partagée : de Musset à Payne, de Kushner à Hugo, de Balmary à Rambert, des hommes et des femmes refusent ici la fatalité et empoignent leur destin. Pour faire sens de leur vie, pour en faire récit. L’Aquarium, grâce à eux et à tous les artistes qui leur confèrent âme et chair, n’a pas la prétention de pouvoir changer le monde. Mais il y participe. Avec vous.

François Rancillac,
directeur du Théâtre de l’Aquarium


 

L'AQUARIUM ET LE COLLECTIF H/F

L’Aquarium a rejoint l’association H/F Île-de-France qui a pour objectif de parvenir à une égalité femmes/hommes dans les politiques et pratiques artistiques et culturelles.

En 2015/16, une saison 4 Égalité Hommes/ Femmes est portée par une vingtaine de théâtres franciliens. Elle constitue un engagement sur 3 ans tendant à l’équilibre dans les programmations et productions et dans la gouvernance interne des établissements.

Les chiffres édifiants à méditer (étude réalisée par la SACD)

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/ Identité du Théâtre de l'Aquarium (affiches et tracts) : © Pascal Colrat pascalcolrat.fr / Site internet : © Tada machine tadamachine.com