scénographie et costumes Isabelle Rousseau
son Valérie Bajcsa
image Hervé Bellamy
lumière Dominique Fortin
régie générale Jean Opfermann
Claudel est sans merci, ne fait grâce de rien : scrute l’embrasement de la passion entre Ysé et Mesa, l’élève puissamment par le verbe jusqu’à la rendre cosmique. Puis laisse s’écraser cette grâce sur "le plancher des vaches", dans l’ordinaire nauséeux des histoires d’amour ratées, sordides et amères...
Amours trahies, corps exsangues au bord de la mort, vies disloquées. Au bout, qu’y a-t-il ? Comment regarder nos vies ? Leur accorder sens, beauté, vérité, quelque chose enfin ?
Claudel triture l’ordinaire condition d’être homme et femme, en demandant beaucoup à la rencontre avec l’Autre, ou plutôt en demandant beaucoup à chacun dans sa rencontre avec lui-même dans l’autre, par la force du verbe.
En 3 actes, Claudel trace le chemin d’un voyage intérieur, du désir à l’extase amoureuse, puis à la faillite. Du hall d’accueil à la grande salle de l’Aquarium, puis de l’atelier de décors à la petite salle, le spectacle propose aux spectateurs un voyage, au sens propre, un déplacement de la représentation de soi-même.
Antoine Caubet









