LES RENCONTRES DU VENDREDI
Avec l’équipe du spectacle
vendredi 11 mars
à l’issue de la représentation
UN MARIE-SALOPE, RAFIOT POUR ODYSÉE CIEL TERRE MER
9 mars > 10 avril 2011
du mercredi au vendredi à 20h30, le samedi à 16h et à 20h30,
le dimanche à 16h
De Jean-Paul Quéinnec (Éditions Quartett, déc. 2010)
Mise en scène Antoine Caubet
Avec Cécile Cholet et Christian Jéhanin
Scénographie : Isabelle Rousseau
Son : Valérie Bajcsa
Lumière : Antoine Caubet
Entrez dans les coulisses de la création : interviews, extraits de répétitions...
Répétition Publique lundi 31 janvier à 20h
Atelier d’écriture avec Jean-Paul Quéinnec samedi 12 mars de 11h à 15h
Nous naissons tous quelque part. Certains y font leur vie, d’autres se déplacent un peu plus loin, mais quelques-uns partent vraiment, ailleurs. Quéinnec invente un de ceux-là, Claude, qui a fui soudain La Rochelle pour Marseille, puis Lille, Paris, Angers, Montréal enfin, et carrément Chicoutimi, froide terre québécoise où il refait sa vie, adopte une enfant. Seulement Claude-leclaudiquant est un nomade, éternellement en transit : il décide soudain de rentrer dans la ville de son enfance, par la mer, en détournant un « Marie-Salope » - ce dragueur chargé de nettoyer le fond des ports pour permettre l’accostage des chalutiers.
De même, l’écriture de Quéinnec fouille et drague la tête de Claude, pour ramener à la surface souvenirs, visages et paysages : déchets enfouis dans la vase de la mémoire, témoins de toutes ces couches géologiques qui fondent la vie d’un homme, d’une époque. Claude repart et revient, se reconstruit et se défait, se libère et se perd, avec une voix pour seul fil d’Ariane, qui s’appelle ici Raymonde - à la fois sœur, mère, femme aimée, chauffeur de taxi ou ange gardien qui le talonne ou le console.
Avec lui, elle cherche le « fin mot de l’histoire » : pourquoi cette incapacité à se poser enfin ? Quelle culpabilité secrète, quel effroi commande à la fuite-marche incessante de cet Ulysse d’aujourd’hui ? Flotte quelque part l’image terrible des boat people, de toutes ces populations éternellement déplacées, exilées, rejetées…
Antoine Caubet, artiste associé au Théâtre de l’Aquarium
Un Marie-Salope de Jean-Paul Quéinnec
vient de paraître aux Éditions Quartett (décembre 2010)
Préface de Sébastien Harrisson
ISBN 978-2-916834-23-8
112 pages 12 €
www.quartett.fr